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De l’indignation sur l’expulsion de Parwais Sangari. C’est bien le moment de changer dite indignation en l’engagement constructif pour Parwais et des milliers comme lui se trouvant dans une situation pareille.

Déception et indignation partout sur l’expulsion de Parwais ce lundi matin. Des milliers de personnes de ce pays espéraient encore sournoisement sur ce que d’autres appelaient un ‘miracle’. Mais nos efforts n’ont servis à rien, malheureusement.

Maintenant nous nous trouvons face à la situation de remettre notre indignation en un engagement constructif. Et bien sûr également d’un engagement constructif pour notre propre société. Puisque des histoires comme celle de Parwais nous démontrent en premier lieu que, comme société, nous sommes en train de reculer. Aujourd’hui c’est l’inconnu ‘autre’, demain ce serait quelqu’un de notre environnement proche ou toi ou moi.

Comme les 8000 personnes de la page “People4Parwais” sur Facebook, je me couchais hier soir avec l’espoir intense que Maggie De Blok, secrétaire d’état pour l’Asile et la Migration, utiliserait l’autorité qui lui était accordée, pour arrêter l’expulsion de Parwais. Et de lui accorder de rester ici, chez sa copine, sa mère adoptive, ses amis et chez l’entreprise où il venait de commencer à travailler…

Pas de pardon

Maggie De Block n’a point utilisé son pouvoir, et elle ne le considérait même pas la peine d’y réagir, puisqu’il “s’agit d’une affaire individuelle”.

Argument lâche qu’elle répètera et utilisera chaque fois un refugié ou demandeur d’asile serait repérer par les médias. En fin de compte chaque dossier est d’avant tout un “dossier individuel”.

Il ya dix jours que j’étais contacté par quelqu’un : sa femme était arrêtée, tandis son bébé se trouvait à l’hôpital (et s’y trouve encore, d’ailleurs). Le père et les autres enfants pouvaient restés puisqu’ils se trouvent toujours encore dans leurs procédures d’asile. La mère, entretemps, a été mise sur l’avion. Une histoire « individuelle » non repérée par les médias, mais, moi-même j’entends ces histoires tous les jours de la part des gens que viennent de me demander du support et des conseils.

Tous les gens qui se sont liés en solidarité pour Parwais, Scott, Pusta, la femme dont je viens de parler, et les milliers d’autres dans ce pays, devraient urgemment faire quelque chose avec cette solidarité en avec cet engagement ; ils doivent remettre leurs forces et énergie dans le cadre d’un engagement constructif si nous voulons vraiment créer un poids signifiant. Si nous voulons changer quelque chose.

Espoir

Qu’est-ce que nous pourraient signifier, tous ensemble ? Qu’est-ce que je pourrais faire quand je vois toutes ces injustices qui, en plus, sont fait « à mon nom » ? Quelle action à entreprendre ?

Moi-même, je crois que nous, en tant que citoyens, pourront signifier beaucoup. Le fait que nous entreprenons des actions, dans un minimum de temps, dans la solidarité et en luttant pour la justice humaine, c’est déjà un signe d’espoir.

Je ne pourrais jamais réaliser ce que je fais sans l’aide inconditionnel de dizaines de gens qui m’entourent, et qui relisent mes articles encore et encore, qui les corrigent, traduisent, diffusent, partagent, et qui me donnent des idées et du feedback.

Pour soutenir la manifestation pour les droits des « sans-papiers », des dizaines de personnes de tous les coins du pays sont venues. Je connais des étudiant qui ont optés de laisser tomber une partie de leurs examens puisqu’ils refusaient d’accepter l’injustice que se déroulait devant leurs yeux.

La majorité grise

Dans une société comme la notre, il y a toutes sortes de gens, et ils ont tous leurs propres idées sur notre société. Pour le poser simplement dans ce cadre-ci, il y a des gens qui trouvent que des gens comme Parwais n’ont rient à chercher dans notre pays. Son origine, religion, couleur,…  ne sont pas les bienvenus dans ce pays. Il y a d’autres gens qui se disent : « la loi, c’est la loi » et ne se demandent plus de questions. Si cette loi serait juste ou humaine p. ex., c’est une question inférieure. Ils veulent que les lois soient respectées, et si la loi dit qu’il faut renvoyer Parwais, alors c’est comme-ça. Point final.

Tout un groupe de gens ne s’occupent pas avec les décisions de la politique. Ils en ont confiance que les autorités savent ce qu’ils font. Ou bien, ils partent déjà du fait qu’eux-mêmes, ils n’en peuvent rien, et donc, ils restent à l’écart de la politique.

Mais il y a également des gens qui s’ont de l’opinion que notre politique doit être transparente, juste et humaine. S’il y a des personnes qui ont le droit de séjourner dans notre pays, ce droit doit être ajusté. Laissez-leur la chance de contribuer à notre société et de bâtir un futur. Un futur ici. C’est surtout ce groupe-ci qui pourrait faire la différence par laisser entendre leurs voix et prendre de l’action comme des milliers le font via les médias sociaux.

C’est temps pour l’action

Il y reste encore un autre groupe, pas encore mentionné. C’est un groupe qui, malheureusement, n’est pas encore si grande aujourd’hui. Ce groupe qui consiste des gens qui font plus que parler, et qui mets ses idées également en actions. On les rencontre lors de toutes sortes de manifestations et actions. Les « usual suspects », comme on le dit.  Ce group doit s’agrandir et a besoin de soutien.

Soutien des citoyens qui disent « pas en mon nom » à cette politique inhumaine.

Mais tous ces gens qui veulent voir des changements, ont besoin de soutien structuré et organisé.

Comme je l’ai fais auparavant, je fais de nouveau un appel urgent en demandant de soutien à toute organisation active sur le champ entre la population et la politique. Il est bien temps qu’elles mettent leurs cartes sur la table et qu’elles prennent position publiquement. Qu’elles fassent en effet ce qu’on attend de leur part : mettre la politique en question, et ceci de façon critique, pas en se laissant mener par le bout du nez.

Nous avons vraiment besoin de ces organisations, puisqu’elles ont un know-how quant à la coordination des actions, des contacts, l’expertise, le structures, du matériel en les moyens afin d’organiser des actions ét de les faire réussir. Dans le passé, elles nous l’ont bien prouvé. Aujourd‘hui, on a vraiment besoin de leur aide. Les forces doivent être liées. Liées dans un engagement constructif pour la justice et pour l’humanité.

L’union fait la force, non ??

Bleri Lleshi est philosophe politique et activiste de droits de l’homme

Traduction Monique Spithoven

photo Benjamin Tollet

https://blerilleshi.wordpress.com

https://www.facebook.com/Bleri.Lleshi

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