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De chaque voyage il ya au moins une belle histoire à retenir. En plus, si on est à pied, la chance est grande de vivre une belle histoire tout les jours.

Il y a un mois maintenant que le mouvement de protestation, connu sous le nom de ‘Indignados’ (on y retrouve facilement le mot ‘indignation’) se mettait en route – à pied – de Madrid vers Bruxelles. La semaine passée ils sont arrivés dans notre pays. Ils passaient à Courtrai, à Gand, à Alost. Et aujourd’hui ils sont aboutis à Bruxelles. Mais aussi la cité de Waregem se trouvait à leur programma. Invariablement, quand ils rentrent dans une des villes sur leur route, ils font de même : ils montent leurs tentes et y cherchent la plus grande place, où ils tiennent une assemblée. A Paris ils devaient faire face aux forces policières. Un accueil similaire leur attendait dans pas mal d’autres villes, un peu selon la curiosité qu’ils tiraient. Parfois ils étaient accueilli avec de la chaleur, parfois avec de l’hostilité, parfois c’était difficile à discerner. A Waregem c’était le grand Néant qui leur attendait. Avec stupéfaction les ‘indignados’ devaient remarquer qu’il n’y avait pas un chat autour de la grande place de la ville. Il n’y avait personne.

Probablement tout le monde était à la maison et y regardait la télé. Qui le saura ? Peut-être les gens regardaient les nouvelles télévisées derrières les rideaux bien fermés. Et lors de ces nouvelles tous ces braves gens entendaient sans doute comment le premier ministre démissionnaire Yves Leterme essayait de rassurer les épargnants de Dexia. Rien à craindre, tout va bien, même si la dite banque est bien terminale : Papa État se met garant pour tout le capital épargné. Mais il devient de plus en plus difficile de trouver encore des journalistes qui ne doivent pas se retenir d’éclater de rire d’une telle incrédulité.

Si Dexia disparaît d’un moment à l’autre, ceci implique que cette banque à une dette de quelques centaines de milliard d’euros de plus que la dette publique totale de la Belgique. Belle bande de paumés virtuels entre eux. « Dit l’un mendiant édenté contre l’autre : je me mets personnellement garant pour ta visite au dentiste…. »  Non, pas de blagues,  s’il vous plaît. Avec pour cause rien que la Raison d’État, on se tait. Comme c’était le cas en 2008, la pression est trop grande pour considérer ceci encore comme complètement normal. « Hein, hein, les épargnes sont en sécurité, temps de faire dodo, et demain on se lève à nouveau frais et dispos. »

Mais ce sont notamment les ‘indignados’ qui se sont mis debout et qui se sont révoltés contre la cupidité des banques, ainsi contre le système inhumain que nous payerons tous – quoi qu’il en soit – dû à la pensée à courte terme déraillée des banques.  Celles-ci soutenues par la Communauté Européenne, qui ne sait rien d’autre que faire payer leurs ressortissants. Ce qui se met central dans leur politique est la baisse des salaires, chaque fois. C’est ce qu’ils appellent «démocratique». Ne dites pas que ceci n’est pas de l’ironie, parce ça l’est d’avantage. Et il en résulte une belle histoire, au moins un passage dans un livre satirique.

Mais la meilleure histoire est la suivante : tous ces gens dits braves, de préférence collés à leur télé le soir, le savent autant. Puisque le mensonge nous grimace bien ouvertement. Alors que le cirque de réconfort et de rassurement nous présente l’un dompteur après l’autre, il y a quelque chose qui germe parmi beaucoup de gens.  Ce « quelque chose », est ce le philosophe allemand Peter Sloterdijk appelait ‘un réservoir de rage’. Et cette rage, cette colère, pourrait se transformer, tout silencieusement, en une unité. Ainsi est-ce possible – comme on voit souvent dans ce pays – que cette rage ne donnerait que de l’amertume et de la déception. Mais ce qui est aussi possible, c’est que cette rage provoque une pensée positive et émancipatoire : la pensée que tout ceci peut enfin changer. Cette pensée positive de changement, c’est exactement que les « indignados » estiment possible.

Avec la force que cette pensée leur a donnée ils ont pu traverser la route de Madrid jusqu’à Bruxelles. Grace a cette pensée, ça fait entretemps deux semaines qu’il y a des protestations à New York, notamment dans Wall Street. Le mouvement devient de plus en plus grand et se répand aux Etats-Unis, et au-delà à travers le monde entier.

Ce ne sera plus la peine d’insulter des politiciens ou de cracher sur les banquiers – au moins plus pour longtemps. Ça soulage, c’est tout. Mais il y beaucoup plus en train de croître, avec des germes beaucoup plus importants. Les médias officiels ne cessent que d’affirmer que ce mouvement n’a pas d’arguments concrets. Cela est juste, et ne l’est pas. Puisque deux slogans se sont mis central dans le discours d’aujourd’hui : ‘le changement, maintenant’ et ‘nous sommes un’. Ces mots, cet écrivain et votre serviteur, ô lecteur, dénomme comme une ‘révolution de l’âme’.

En effet, cela peut paraître grandiloquent, je n’y peux rien. Puisque, au risque de me répéter, il s’agit d’une pensée à longue terme et de la force de l’idée qu’un changement est possible, chaque jour, si nous – vous et moi – le voulons.  Le 15 Octobre prochain il sera « la Journée de la Révolution Mondiale ». Ce jour-là sera également la fin de la visite des « indignados » à Bruxelles. Il y aura des manifestations partout, et votre serviteur sera aussi dans notre capitale, ensemble avec sa bien-aimée. Vous pourriez me reconnaître au slogan que je porterai. Il sera écrit dans une langue, utilisé d’avantage, même de préférence par les banquiers, les ‘marketeers’, tout entreprise, ‘advertising agency’,… : l’anglais.

Revolution of the Soul : We Are One’. Et chaque personne qui sait inventer un slogan comprenant le mot ‘pensée à longue terme’ (en anglais, en espagnol, en grecque ou en néerlandais : soyez le/la bienvenu(e). Espérons que samedi le 15 Octobre 2011 sera enfin in jour sans rideaux ou écrans. Une journée de la meilleure histoire.

Jeroen Olyslaegers

Traduction du néerlandais par Monique Spithoven

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